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ETATS-UNIS : Guerre et Paix

Dès l’automne 1918, la position allemande était devenue sans espoir. Ses armées étaient en train de battre en retraite face des unités américaines implacables.

En octobre l’Allemagne demanda la paix et un armistice fut déclaré le 11 novembre. En 1919 Wilson lui-même alla à Versailles pour aider à rédiger le traité de paix. Bien qu’il fût acclamé par des foules dans les capitales alliées, au pays son horizon international fut moins populaire. Son idée d’une ligue des Nations dut incluse dans le traité des Versailles, mais le sénat des Etats-Unis ne ratifia pas le traité, et les Etats-Unis ne prirent pas part à la ligue.

 

La majorité des américains ne pleurèrent pas le traité rejeté. Ils se tournèrent vers l’intérieur, et les Etats-Unis se retirèrent des affaires européennes. Au même moment, les américains devenaient hostiles aux étrangers parmi eux. En 1919 une série d’attentats à la bombe terroristes déclencha la « panique rouge ».

Sous l’autorité de l’Attorney général Mitchell Palmer, des réunions politiques furent soumises à des rafles et plusieurs centaines de radicaux politiques d’origine étrangère furent déportés même si la plupart d’entre eux étaient innocents de tout crime. En 1921 deux anarchistes d’origine italienne, Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti peu solide. Des intellectuels protestèrent, mais en 1927 les deux hommes furent électrocutés. Le congrès décréta des limites à l’immigration en 1921 et les renforça davantage en 1924 et 1929. Ces restrictions favorisèrent les immigrants venus des pays nordiques et anglo- saxons.

Les années 1920 furent une période extraordinaire et confuse où l’hédonisme coexista avec le conservatisme puritain. C’était l’ère de la prohibition. En 1920 un amendement à la constitution proscrivit la vente de boissons alcooliques. Pourtant des buveurs éludèrent allègrement la loi dans des milliers de « speakeasies » (bars illégaux) et des brigands firent des fortunes illicites dans l’alcool. Ce fut aussi les vingt rugissantes, l’ère du jazz et des films muets spectaculaires et des lubies comme s’asseoir sur un mât de drapeau ou avaler un poisson rouge. Le Ku Klux Klan une organsation raciste née dans le sud après la guerre civile, attira de nouveaux partisans et terrorisa les noirs, les catholiques, les juifs et les immigrants ; au même moment, un catholique, le gouverneur de New York Alfred E. Smith fut un candidat démocrate à la présidence.

Pour les grosses affaires, les années 1920 furent des années d’or. Les Etats-Unis étaient maintenant une société de consommation, avec des marchés florissants pour les radios, les appareils ménagers, les textiles synthétiques et les plastiques. Un des hommes les plus admirés de la décennie fut Henry Ford, qui avait introduit la chaîne de montage dans les usines automobiles. Ford pouvait payer de hauts salaires et gagner encore d’énormes profits en produisant en séries de model T, voiture que les millions d’acheteurs pouvaient s’offrir. Pendant un moment, il sembla que les américains eurent le toucher midas.

Mais la prospérité superficielle masquait de profonds problèmes. Avec des profits qui montaient en flèche et des taux d’intérêts bas, une quantité d’argent était disponible pour l’investissement. Une grande partie, cependant, alla dans des spéculations téméraires au marché des valeurs. De frénétiques enchères poussèrent les prix loin au dessus de la valeur réelle des titres. Des investisseurs achetèrent des titres « en acompte », empruntant jusqu’à 90% du prix d’achat. La bulle éclata en 1929. Le marché de valeurs s’effondra, déclenchant une crise d’envergure mondiale.

 

La grande crise

Dès 1932 des milliers de banques américaines et plus de 100 000 affaires avait subi des échecs. La production industrielle fut coupée à moitié, les salaires avaient baissé de 60%, et un sur 4 ouvriers était au chômage. Cette année Francklin Roosevelt fut élu président le podium d’un New Deal pour le peuple américain.

L’assurance désinvolte de Roosevelt galvanisa la nation. « la seule chose que nous devons craindre est la crainte elle- même », dit il lors de son installation. Il donna suite immédiate à ces mots par une action décisive. En trois mois (l’historique « cent jours ») Roosevelt avait fait passer à la hâte au congrès un grand nombre de lois pour aider l’économie à se ranimer. De nouvelles agences comme le corps de conservation civile et l’administration du progrès dans les travaux créèrent des millions d’emplois en entreprenant des constructions de routes, de ponts, d’aéroport, de parcs et d’édifices publics. Plus tard la loi sur la sécurité sociale mit sur pied des pensions de contribution aux personnes âgées et aux survivants.

Les programmes New Deal de Roosevelt ne mirent pas fin à la crise. Bien que l’économie s’améliorât, une reprise complète avait du attendre l’élaboration de défense précédent l’entrée de l’Amérique dans la seconde guerre mondiale.

 

 

La seconde guerre mondiale

La neutralité fut encore la réponse initiale de l’Amérique à l’éclatement de la guerre en Europe en 1939. Mais le bombardement de la base navale de Pearl Harbor à Hawaï par les japonais en décembre 1941, amena les Etats-Unis à la guerre, d’abord contre le Japon et ensuite contre ses alliés, l’Allemagne et l’Italie.

Les stratégies de guerre américains, britanniques et soviétiques s’accordèrent pour concentrer leurs efforts sur la manière de vaincre l’Allemagne en premier. Les forces britanniques et américaines débarquèrent en Afrique du Nord en novembre 1942, poursuivirent leur route en direction de la Sicile et sur la grande terre en Italie en 1943, et libérèrent Rome le 4 juin 1944. Deux jours plus tard (au jour J) les forces alliées débarquèrent en Normandie. Paris fut libéré le 24 Août, et dès septembre, les unités américaines avaient traversé la frontière allemande. Les allemands se rendirent finalement le 5 mai 1945.

La guerre contre le Japon connut une fin rapide en Août 1945, quand le Président Truman ordonna l’utilisation de la bombe atomique contre les villes d’Hiroshima et Nagasaki. Presque 2000 000 civils furent tués. Bien que l’affaire puisse encore provoquer de chaudes discussions, l’argument en faveur du lâcher de bombes était que les pertes des deux côtés, auraient été plus lourdes si les alliées avaient été forcés d’envahir de Japon.

 

La guerre froide

Un nouveau congrès international, les Nations unies, prit naissance après la guerre, et cette fois les Etats-Unis le rejoignirent ; bientôt des tensions s’amplifièrent entre les Etats-Unis et leur allié en période de guerre, l’Union Soviétique. Bien que le dirigeant soviétique Joseph Staline eût promis d’appuyer les élections libres dans toutes les nations libérées d’europe, les forces soviétiques imposèrent des dictatures communistes en Europe de l’Est. L’Allemagne devint un pays divisé, avec une zone ouest sous l’occupation conjointe des britanniques, des français et des américains et une zone Est sous l’occupation soviétique. Au printemps 1948 les soviétiques cernèrent Berlin Ouest dans une tentative pour affamer la ville isolée jusqu’à la soumission. Les puissances occidentales répondirent par un pont aérien de nourriture et de carburant jusqu’à ce que les soviétiques lever le blocus en Mai 1949. Un mois plus tôt les Etats-Unis s’étaient alliés avec la Belgique, le Canada, le Danemark, la France, l’Islande, l’Italie, le Luxembourg, les Pays Bas, la Norvège, le Portugal et le Royaume Uni pour former l’organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN)

Le 25 juin 1950, équipée d’armes soviétiques et agissant avec l’approbation de Staline, l’armée Nord Coréenne envahit la Corée du Sud. Truman s’assura immédiatement un engagement de la part des Nations Unies à défendre la Corée du Sud. La guerre dura 3 ans, et la résolution finale laissa la Corée divisée.

Le contrôle soviétique de l’Europe de l’Est, la guerre de Corée et le développement par les soviétiques des bombes atomiques et à hydrogène instilla de la peur aux Américains. Quelques uns crurent que la nouvelle vulnérabilité de la nation était le travail de traîtres à partir de l’intérieur. Le sénateur républicain Joseph Mac Carthy affirma au début des années 1950 que le Département d’Etat et l’armée des Etats -Unis étaient criblés de communistes. Mac Carthy fut éventuellement discrédité. Entre temps, cependant, des carrières avaient été détruites, et le peuple américain avait presque perdu de vue une vertu cardinale : la tolérance de dissidence politique.

De 1945 jusqu’en 1970, les Etats-Unis jouirent d’une longue période e croissance économique, interrompue seulement par des récessions légères et brèves. Pour la première fois une majorité d’américains jouirent d’un niveau de vie confortable. En 1960, 55% de tous les ménages possédaient des machines à laver, 77% possédaient des voitures, 90% avaient des téléviseurs, et presque tous avaient des réfrigérateurs. Au même moment, la nation s’acheminait lentement vers l’établissement de la justice raciale.

En 1960 John Kennedy fut élu président. Jeune, plein d’énergie, et beau, il promit de « continuer à faire marcher le pays »après les huit années de présidence de Dwight Eisenhower, le général vieillissant de la deuxième guerre mondiale. En octobre 1962 Kennedy fut confronté à ce qui allait devenir la crise la plus drastique de la guerre froide.

L’Union soviétique avait été prise en train d’installer des missiles nucléaires à Cuba, suffisamment près pour atteindre des villes américaines en une question de minutes. Kennedy imposa un blocus naval sur l’île. Le premier soviétique Nikita Khroutchev accepta finalement de retirer les missiles, en échange d’une promesse américaine de ne pas envahir Cuba.

En avril 1961 les soviétiques coiffèrent une série de triomphes dans l’espace en envoyant le premier homme en orbite autour de la terre. Le président Kennedy répondit par une promise selon laquelle les américains marcheraient sur la lune avant la fin de la décennie. Cette promesse fut réalisée en Juillet 196, quand l’astronaute Neil Armstrong sortit du vaisseau spatial Apollo 11 en faisant quelques pas sur la surface lunaire.

Kennedy ne vécut pas pour voir cette apogée. Il avait été assassiné en 1963. ce n’était pas un président universellement populaire, mais sa mort fut un terrible choc pour le peuple américain. Son successeur Lyndon Johnson, s’arrangea pour faire passer au congrès un nombre de nouvelles lois élaborant des programmes sociaux. La « guerre contre la pauvreté » de Johnson inclut l’éducation préscolaire pour les enfants pauvres, des formations professionnelles pour ceux concernés par les abandons scolaires et le service communautaire pour les jeunes des bas quartiers.

Durant ses 6 années de fonction, Johnson devint préoccupé de la guerre du vietnam. Dès 1968, 500 000 troupes américaines combattirent dans ce petit pays, peu connu auparavant de la plupart d’entre elles. Bien que les politiciens tendirent à considérer la guerre comme une part d’un effort nécessaire pour contrôler le communisme sur tous es fronts, un nombre croissant d’Américains ne vit aucun intérêt vital américain dans ce qui se passer au vietnam. Des manifestations protestant contre l’implication des américains éclatèrent sur les campus des collèges et il y eut de violentes confrontations entre les étudiants et la police. Un sentiment anti- guerre se répandit en un vaste étendu de protestations contre l’injustice et la discrimination.

Piqué par son impopularité croissante, Johnson décida de ne pas briguer un second mandat entier. Richard Nixon fut élu président en 1968. il poursuivit une politique de Vietnamisation, en remplaçant petit à petit les soldats américains par des vietnamiens. En 1973 il signa un traité de paix avec le nord Vietnam et fit rentrer les soldats américains chez eux. Nixon réalisa deux autres percées diplomatiques en rétablissant les relations des Etats-Unis avec la république populaire de Chine et en négociant le premier traité de limitation des armements stratégiques avec l’Union soviétique. En 1972, il fut facilement réélu.

Durant cette campagne présidentielle, cependant, 5 hommes avaient été arrêtés pour avoir cambriolé le siège du Parti Démocrate dans l’immeuble de bureau de Watergate à Washington. Des journalistes enquêtant sur l’incident découvrirent que les cambrioleurs avaient été employés par le comité de réélection de Nixon. La Maison Blanche empira l’affaire en essayant de cacher sa relation avec le cambriolage. Des enregistrements sur bande magnétique réalisés par le président lui-même finirent par révéler qu’il avait été impliqué dans la dissimulation de la vérité. Dès l’été 1974, il était clair que le congrès était sur le point de procéder à son empêchement et de le déclarer coupable. Le 9 Août, Richard Nixon devint le seul président des Etats-Unis à démissionner de sa fonction.

 

Les décennies du changement

Après la seconde guerre mondiale, la présidence avait alterné entre les démocrates et les républicains, mais, la plupart su temps, les démocrates avaient maintenu les majorités au congrès (à la fois à la chambre des représentants et au sénat). Une série de 26 années consécutives de contrôle démocrate fut interrompue en 1980, quand les républicains obtinrent une majorité au Sénat ; au même moment, le républicain Ronald Reagan fut élu président. Ce changement marqua l’assaut d’une inconstance qui a caractérisé les modes de scrutin américains à partir de cette période.

Quelque fussent leurs attitudes envers les politiques de Reagan, la plupart des américains lui reconnurent une capacité à instiller de la fierté à leur pays et un sentiment d’optimisme au sujet de l’avenir. S’il y avait un thème central à ses politiques intérieures, c’était le fait que le gouvernement fédéral était devenu trop lourd et les impôts fédéraux trop élevés.

Malgré un déficit budgétaire fédéral en hausse en 1983, l’économie des Etats-Unis entra dans une des périodes les plus longues de croissance soutenue depuis la seconde guerre mondiale. L’administration Reagan, subit une défaite aux élections de 1986, cependant, lorsque les démocrates reprirent le contrôle du sénat. Le plus sérieux problème du moment fut la révélation selon laquelle les Etats-Unis avait secrètement vendu des armes à l’Iran dans une tentative pour libérer les otages américains détenus au Liban et pour financer les forces anti- gouvernementales au Nicaragua à une période où le congrès avait interdit une telle aide. Malgré ces révélations, Reagan continua à jouir d’une forte popularité tout au long de son second mandat.

Son successeur en 1988, le républicain George Bush, bénéficia de la popularité de Reagan et continua plusieurs de ses politiques. Quand l’Irak envahit le Koweït riche en pétrole en 1990, Bush rassembla une coalition multinationale qui libera le Koweït tôt en 1991.

Des 1992, cependant, l’électorat américain était devenu de nouveau versatile. Les électeurs élirent Bill Clinton, démocrate, président, juste pour faire volte- face deux ans, plus tard et accorder aux républicains leur première majorité à la fois à la chambre et au sénat en 40 ans. Entre temps, plusieurs débats éternels reprirent de nouveau (entre les partisans d’un gouvernement fédéral fort et ceux qui avaient foi en la décentralisation du pouvoir, entre les partisans de la prière dans les écoles publiques et les défenseurs de la séparation de l’église et de l’état, entre ceux qui mirent l’accent sur une sanction expéditive et sure contre les criminels et ceux qui cherchent à se référer aux causes sous- jacentes du crime)

Des plaintes concernant l’influence de l’argent sur les campagnes politiques inspira un mouvement pour limiter le nombre de mandats que les personnalités élues pouvaient servir. Ceci et d’autres mécontentements envers le système, conduisit vers la formation du plus puissant, mouvement de troisième parti au cours des générations, mené par l’homme d’affaires texan H. Ross Perot. Bien que l’économie fut forte au cours de la moitié des années 1990, deux phénomènes agitaient beaucoup d’américains. Les multinationales eurent de plus en plus recours à un processus connu sous l’appellation de déclassement : arranger la force ouvrière de façon à réduire des coûts malgré les difficultés que cela infligeait aux ouvriers. Et dans plusieurs industries l’écart entre les compensations annuelles des cadres de grandes entreprises et celles des ouvriers ordinaires était devenu énorme. Même la majorité des américains qui jouissent du confort matériel s’inquiètent d’un déclin perceptible de la qualité de vie, de la force de la famille, des relations de voisinage et de la civilité. Les américains demeurent probablement le peuple le plus optimiste du monde, mais avec le siècle qui s’achève, les sondages d’opinion montraient ce trait de caractère moins fréquent que d’habitude.

 

 

 

 

 



Les trois ensembles caractérisant le relief des Etats-Unis.

Amérindiens, les peuples anciens des Amériques

ETATS-UNIS : Guerre et Paix

L’histoire des Etats-Unis

USA : DES FLEUVES ET DES RIVIERES DES ETATS-UNIS

USA : Géographie et caractéristiques régionales

Histoire de l’immigration - The « Golden Door » - La porte d’Or

USA : Hydrographie et Climat

HISTOIRE DE L’IMMIGRATION : conséquences d’une immigration massive

Les pionniers du Far West

USA : Végétation et Faune - Ressources et contraintes du milieu naturel

Amerigo Vespucci : un des explorateurs et père de l’Amérique


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