|
Les premiers habitants du pays furent les Indiens, dont les lointains ancêtres étaient originaires d’Asie. Les principales nations indiennes (Algonquins, Iroquois, Cherokees et Creeks) se sont essentiellement établies le long du littoral.
|
Elles édifièrent des organisations souvent complexes et créèrent des économies plutôt prospères. Mais au fur et à mesure de l’arrivée des colons dont beaucoup étaient cultivateurs, les deux groupes entrèrent en conflit au sujet de la propriété de la terre. Suite aux pressions exercées par les nouveaux arrivants, les Indiens durent se déplacer de plus en plus vers l’Ouest et malgré quelques résistances, ils furent finalement regroupés dans des réserves qui existent encore actuellement.
Les premiers européens britanniques arrivés à Jamestown en 1607 dans le Nord – Est sur le rivage atlantique furent la tête de pont d’une immigration durable venant de toutes les parties du monde : de l’Europe (surtout des Britanniques), de l’Afrique (les premiers Africains arrivèrent en 1619 en Virginie), de l’Asie mais aussi du reste du continent américain. Des millions et des millions d’immigrants fuyant les conflits, la pauvreté dans leurs pays d’origine et de toutes races, cultures, religions et traditions affluèrent, surtout dans la période de 1870 à 1910, où la population est passée de 40 à 90 millions d’habitants. Ils formèrent l’une des nations les plus hétérogènes du monde, un melting – pot, un mélange de civilisations, et la population, malgré les différences, présente des caractères distinctifs communs, parmi lesquels on peut citer le goût de prendre des risques et de se lancer dans l’inconnu avec optimisme, l’esprit d’indépendance, une tradition d’autocritique, une mobilité géographique et sociale, chaque groupe d’immigrants ayant quand même gardé ses particularités.
Entre 1861 et 1960, la majorité des immigrants étaient d’origine européenne. Après cette période, la plus grande partie provenait surtout de l’Amérique Latine et de l’Asie.
Si l’on considère les origines des habitants, de nombreuses nationalités et pays y sont représentés : les Britanniques (Anglais, Ecossais, Gallois, Irlandais), des Européens du Nord (Suédois, Norvégiens, Danois), des pays latins (France, Italie, Portugal), des pays slaves (Russie, Hongrie, Pologne), des pays du Moyen- Orient (Liban, Arabie Saoudite, Syrie, Iran), des pays de l’Extrême Orient (Chine, Inde, Japon, Vietnam, Philippines), et du reste du continent américain (Mexique, Cuba, Jamaïque, Saint – Domingue, Colombie…) et d’autres pays.
Compte tenu des mariages mixtes et du métissage qui se sont produits tout au long des générations, de nombreux Américains ont deux ou plusieurs origines.
Pour diverses raisons, essentiellement économiques, démographiques, les Etats – Unis ont depuis longtemps mis en place une politique d’immigration qui a évolué avec le temps suivant les circonstances, mais qui, faut-il le souligner, n’a pu faire face de manière efficace à l’immigration clandestine provenant principalement du Mexique. Les autorités ont d’abord encouragé puis filtré l’entrée des étrangers sur le territoire. Jusque dans les années 1850, on pouvait immigrer à peu près sans restriction dans le pays, et 90% des immigrants étaient originaires d’Europe. Au cours des années 1920 (avant, pendant et après la première guerre mondiale), un certain nombre de mesures furent adoptées visant à limiter le volume d’immigration, notamment celles en provenance des pays d’Asie ou de l’Europe du Sud et de l’Est. Le nombre total d’immigrants a été limité par la loi, et un système de quota fut institué, d’abord par pays puis par hémisphère. Ce système de quota a été supprimé en 1968 et remplacé par un système où une limite de 170.000 immigrants a été fixée pour l’Hémisphère oriental et de 120.000 pour l’Hémisphère occidental. Au cours des années suivantes, les restrictions par zones n’ont plus été appliquées et les autorités ont fixé une limite annuelle globale de 290.000 immigrants tous pays confondus. Depuis les années 1990 a été organisé le système de carte verte dont le titulaire est autorisé à venir aux Etats-Unis. Elle permet de devenir un salarié et non de créer une entreprise dans le pays.
Statistiques démographiques (estimation 2006)
Taux de natalité : 14.1‰ Taux de mortalité : 8.7‰ Taux de mortalité infantile : 6.7‰ Taux de croissance de la population : 8.9‰
Indice de fécondité de la femme : 2.07 (à noter l’indice qui permet le renouvellement de la population : 2.1) Age médian : 35.6 ans (chiffre 2001)
Pyramide des ages :
Moins de 18 ans : 26% - de 18 à 24 ans : 9% - de 25 à 44 ans : 29% - de 45 à 64 ans : 24% - plus de 65 ans : 12%
Espérance de vie : Homme : 74.8 ans – Femme : 81.8 ans
Avec des taux de natalité et de mortalité peu élevés, nous avons un taux de croissance de 5.4‰ ce qui est faible mais est compensé par l’immigration. La population est relativement jeune mais elle est quand même en voie de vieillissement.
En octobre 2006, les Etats-Unis avec une population dépassant le cap de 300 millions d’habitants , est le quatrième pays le plus peuplé du monde après la Chine, l’Inde et la Russie. La densité de près de 32 habitants au km² est faible et on peut considérer le pays comme encore sous-peuplé. Toutefois, la répartition de cette population est très inégale compte tenu de l’influence du relief, du climat et de la végétation. Elle est surtout concentrée dans l’est du pays et sur le littoral Pacifique. L’ouest et le centre présentent de vastes régions très peuplées : Nebraska, les Dakota du nord et du sud, le Wyoming, l’Utah pour ne citer que cela, la densité peut descendre à 2 habitants par km² pour quelques Etats.
Par ailleurs, la population est fortement urbaine, plus du 3/4 vit dans les villes. Les Etats-Unis possèdent plusieurs grands métropoles humains tels New York : 24,1 millions d’habitants, Los Angeles : 18,3 – Chicago : 11,3 – la mégalopole Washington – Baltimore : 8 – San Francisco : 7,2 – Philadelphie : 5,95 – Dallas : 5,9 – Détroit : 5,9 – Miami : 5,7 – Houston : 5,3 – Atlanta : 5,5 – Boston : 4,4, si l’on prend en considération les agglomérations.
Depuis déjà plusieurs années l’on constate des migrations internes des villes vers les banlieues, voire des villages urbains à la périphérie de l’agglomération. Les villes sont regroupées pour la plupart dans les plaines littorales de l’est, dans une grande partie de la zone située au sud des Grands lacs (sauf le lac Supérieur) et dans les plaines du sud longeant le Golf du Mexique, et dans une moindre mesure sur littoral Pacifique. Les zones montagneuses des Appalaches et des Rocheuses, ainsi que la partie occidentale du pays à partir de Minneapolis et de Kansas City abritent peu de villes .
Au niveau de la répartition par race, les blancs constituent à peu près 68% de la population, les hispaniques 13%, les afro-américains 12%, les asiatiques 4%, le reste est constitué essentiellement d’amérindiens.
En ce qui concerne la répartition par pays d’origine, l’Angleterre vient en tête, suivie de près par l’Allemagne et l’Irlande et dans une moindre mesure par la France, l’Italie, l’Ecosse, la Pologne et le Mexique et les afro-américains.
En matière de religion, la Constitution dans son premier amendement interdit au gouvernement de favoriser une religion ou de s’opposer à la pratique de l’une d’entres elles. Aux Etats-Unis, il n’y a pas d’impôts ecclésiastiques ni d’Eglise d’état, aucun culte n'est financé par les pouvoirs publics. Les jours fériés à caractère religieux n’ont aucun statut officiel ou légal. Noël est pour les chrétiens une fête importante mais n’est pas un jour de férié légal. Aucun nom de parti politique américain ne comporte pas le mot chrétien. De nombreux sondages ont montré que la religion est un élément important de la vie des américains. Il faut noter que la religion n’a pas d’influence réelle dans la vie politique.
La répartition des Américains par religion montre la prédominance des religions chrétiennes : Protestants : 56% (disséminés dans un grand nombre d’églises, indépendantes les unes des autres) – Catholiques 28% - Juifs 2% - autres religions 4% - ceux qui n’ont pas de religion : près de 10%.
En ce qui concerne la langue, l’anglais est la langue maternelle pour 80% d’Américains, et l’espagnol pour 17%.
Quant à l’éducation, il est du ressort de chaque Etat de l’Union, qui peut à son tour, se décharger sur les collectivités locales. Le Gouvernement fédéral peut intervenir par des aides dans certains projets éducatifs. Enfin, l’un des grands problèmes des Etats – Unis est l’existence dans le pays le plus riche du monde d’une minorité importante de pauvres, c’est-à-dire de gens qui ne disposent pas d’un niveau de vie acceptable, vivant au-dessous du seuil officiel de pauvreté, qui est de 9.645 US dollars par an pour une personne, et 19.307 US dollars pour une famille de 4 personnes. En tout, 37 millions d’Américains sont dans ce cas (soit près de 12.7% de la population) et ce pourcentage a tendance à augmenter. Parmi les régions comptant de nombreux pauvres, il y a celle des Appalaches, la Caroline du Nord et le Tennessee. Toutefois, la pauvreté sévit aussi au sein des minorités, car les Indiens, les Noirs et les Hispaniques ont, dans l’ensemble, un revenu moyen annuel inférieur à celui des Blancs.
Arts typiquement américains
Une cuisine qui trouve son originalité dans la diversité
Etats-Unis : une économie florissante qui domine le monde
Les Etats des Etats-Unis et leurs villes respectives
Exportation de la culture populaire
Devenir un américain avec la carte Verte
L’Economie de Etats Unis
L’éducation aux Etats-Unis
La population
La vie culturelle aux Etats-Unis
La vie politique aux Etats-Unis
Le filet de sécurité social
Le gouvernement et l’exercice du pouvoir aux Etats-Unis
le mode de vie américain (Etats-Unis)
Les medias et leurs messages
Le système d’éducation
Séparation de l’église et de l’Etat
mode de vie
Etats-Unis - Une république de sciences
USA : L’AGRICULTURE
Jours chômés et Célébrations légales aux Etats-Unis.
Iles des Etats-Unis
USA : Industrie et Syndicats ouvriers
Les nouveautés pour le Voyage aux Etats-Unis : visa biométrique,...