USA, Les états unis
Histoire & GéographiePrésentationVilles AméricainesVoyage & Vacances


Amérindiens, les peuples anciens des Amériques

Les Amérindiens, appelés communément les « Peaux rouges » sont des peuples indigènes des Amériques ; ils sont également appelés les Indiens d’Amérique. Le terme d’Indien fut employé la première fois par Christophe Colomb qui, en abordant le continent et les îles d’Amérique, croyait à tort avoir atteint les Indes, en Asie.

Le terme Amérindien désigne les peuples originaires d’Amérique du Nord, de Méso-Amérique (Mexique et Amérique centrale) et d’Amérique du Sud. En l’absence d’appellation qui fasse consensus, on utilise parfois les expressions de « peuples autochtones », « premières nations » ou « premiers peuples ». On parle aussi de peuples précolombiens pour la Méso-Amérique et l'aire andine

 

On pense qu’à l’époque où les premiers colons européens débarquèrent aux Amériques, le continent comptait plus de 90 millions de personnes dont environ 10 millions habitaient les Etats-Unis et le Canada actuels, 30 millions vivaient au Mexique, 11 millions en Amérique centrale, 445 000 dans les îles des Caraïbes, 30 millions dans la région andine sud-américaine et 9 millions dans le reste de l’Amérique du Sud.

On admet en général que le peuplement de l’Amérique commença il y a environ 40 000 ans. Venant de Sibérie et d’Asie, ils auraient traversé le détroit de Béring, alors gelé, puis peuplé le continent américain et se dispersèrent vers le sud à la poursuite du gibier.

Les amérindiens étaient répartis sur trois zones culturelles. Celles-ci sont des régions géographiques présentant des conditions naturelles (climat, faune et flore,..) différentes les unes des autres, et à lesquelles ces peuples durent s’adapter pour en tirer leurs moyens de subsistance.

Ces zones culturelles sont l’Amérique du Nord, l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud.

Les amérindiens des Etats-Unis actuels se regroupèrent donc dans une partie de la zone culturelle de l’Amérique du Nord, surtout dans sa partie méridionale.

Le Sud-Ouest était peuplé au XVe siècle de deux types de tribus indiennes : les cultivateurs sédentaires et les nomades. Les premiers cultivateurs, les Hohokams, produisirent du maïs, dses haricots et des courges. Ils sont les ancêtres des Pimas et des Papagos actuels. Les plus célèbres agriculteurs furent néanmoins les Pueblo, descendants des Anasazis dont la culture se différencia vers 750 apr. J.-C. avec la culture du maïs, des haricots et des courges par des maisons en pierre et la poterie. Aujourd’hui, la culture de ces Indiens Pueblos, dont les Zuni et les Hopi, semble être assez préservée.

Plus à l’ouest de cette zone vécurent les peuples appartenant au groupe linguistique yuman, dont les Havasupais et les Mojaves. Ce dernier est un peuple essentiellement agraire qui cultiva du blé et des haricots sur des terres inondées annuellement par le fleuve Colorado qui laissait lors des décrues un fertile dépôt de limon.

Les nomades arrivèrent dans le Sud-Ouest au XVe siècle ; ils apprirent l’agriculture auprès des Pueblos et l’élevage auprès des Espagnols : ce sont les Navajos et les Apaches.

Contrairement aux indiens du sud-ouest, ceux de Woodland comprennent les Iroquois et des peuples linguistiquement affiliés aux Algonquins, les Lenapes (Delaware), les Micmac, les Narragansetts, les Shawnees, les Potawatomis, les Menominees et les Illinois.

À partir de 1200 av. J.-C., les habitants de cette immense région boisée commencèrent à cultiver tournesol, amaranthe, sureau des marais, chénopode, et la pêche s’accrut le long des régions côtières. Dans le Midwest apparurent les premiers Mound Builders, les Hopewells, qui construisirent de grands tumulus funéraires pour leurs chefs ou pour leurs cérémonies religieuses.

Le sud-est de la zone culturelle Amérique du nord était occupé par des peuples comme les Cherokees, les Choctaw, les Chikasaws, les Creek et les Séminoles, connus sous le nom des « Cinq Nations », qui firent preuve d’une grande faculté d’adaptation pour résister à l’invasion européenne. Les Natchez, autre peuple du Sud-Est réputé pour leur construction élaborée de tumulus, furent anéantis par les Européens au XVIIIe siècle.

 

Dans les plaines, les premiers Indiens étaient les Pieds-Noirs, des chasseurs de bisons, les Mandan et les Hidatsa, des peuples agricoles de la région de la rivière Missouri. Puis certaines tribus comme les Shoshones et les Comanches, les Sioux, les Cheyennes et les Arapahos, migrèrent vers les Plaines à partir de 1450.

La chasse au bison était la principale source de nourriture des peuples de cette zone culturelle jusqu’à l’extermination des troupeaux de bisons sauvages dans les années 1880. La grande partie de ces Indiens des Plaines vivait en petites bandes nomades. Certains bâtirent quelques villages agricoles le long des fleuves des Plaines centrales des Etats-Unis.

La culture des Indiens des Plaines est devenue célèbre et est souvent considérée comme le stéréotype de la culture « indienne ». Les objets d’art qui marquent le plus la culture de ces indiens sont les coiffes de longues plumes, le tipi, le calumet de la paix, les costumes et les danses.

Quant au Grand Bassin et la Californie, cette région fut celle de quelques tribus tels que les Païutes, les Utes et les Shoshones, les Klamaths, les Modoc, et les Yuroks, les Pomos, Maidus, Miwoks, Patwins et Wintuns, et les « tribus des missions ». Elles développèrent un mode de vie archaïque avec chasse rustique, pêche, collecte de pignons et de baies sauvages. Elles bâtirent des villages assez simples, avec des maisons en chaume, et les gens ne portaient pratiquement pas de vêtements l’été.

Enfin les Plateaux abritaient des Indiens des tribus de Nez-Percés, les Wallawallas, les Yakimas et les Umatillas du groupe linguistique sahaptian ; les Têtes-plates, les Spokanes et les Okanagons du groupe linguistique salishan ; les Cayuse et les Kutenais, sans appartenance linguistique. Les Indiens des plateaux vivaient pendant l’hiver dans des villages composés de maisons rondes construites en contrebas. En revanche, ils campaient dans des maisons en natte durant l’été. En raison des conditions climatiques plutôt rudes pendant l’hiver, ils faisaient sécher d’énormes quantités de saumon pêché dans les fleuves Columbia, Snake River ou Fraser et de camas qui leur servaient de provisions.

En 1990, le nombre d’Amérindiens, dont les Aléoutes et les Inuits, était de près de 2 millions, soit 0,8% de la population américaine totale. De nombreuses tribus revendiquent désormais des territoires et initient diverses actions pour retrouver leurs droits et leurs terres.

En dehors des Etats-Unis, cette population amérindienne est d’autant plus importante. Par exemple, au Canada, elle représente aujourd’hui environ 2% de la population et les tribus appartiennent principalement au groupe linguistique algonquien. Dans ce pays, ils sont divisés en 600 groupes ou bandes.

La grande concentration amérindienne se trouve actuellement en Amérique latine où ils sont estimés à 26,3 millions. Quatre pays, dont la Bolivie, l’Équateur, le Guatemala, le Mexique et le Pérou enregistrent plus de 90% de cette population indienne, soit 24 millions.

 

 



Les trois ensembles caractérisant le relief des Etats-Unis.

Amérindiens, les peuples anciens des Amériques

ETATS-UNIS : Guerre et Paix

L’histoire des Etats-Unis

USA : DES FLEUVES ET DES RIVIERES DES ETATS-UNIS

USA : Géographie et caractéristiques régionales

Histoire de l’immigration - The « Golden Door » - La porte d’Or

USA : Hydrographie et Climat

HISTOIRE DE L’IMMIGRATION : conséquences d’une immigration massive

Les pionniers du Far West

USA : Végétation et Faune - Ressources et contraintes du milieu naturel

Amerigo Vespucci : un des explorateurs et père de l’Amérique


© 2008 USA, Etats-Unis, etatsunis.in
Mentions Légales