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Arts typiquement américains

Musique, danse, architecture, arts visuels et littérature Le développement des arts en Amérique : la musique, la danse, l’architecture, les arts visuels et la littérature, a été marqué par une tension entre deux sources d’inspiration : la sophistication venue d’Europe et l’originalité nationale. Le plus souvent, les meilleurs artistes américains se sont arrangés pour mettre à leur service les deux sources.
Ce texte aborde un certain nombre de figures de proue dans le domaine des arts dont quelques unes se sont accrochées au conflit Vieux Monde –nouveau monde dans leur œuvre.

Musique

Jusqu’au 20è siècle, la musique « sérieuse » des Etats-Unis d’ Amérique fut façonnée par les normes et les idiomes européens. Une exception notable fut la musique du compositeur Louis Moreau Gottschalk, de père britannique et de mère créole. Gottschalk anima sa musique avec des mélodies venues des plantations et des rythmes antillais qu’il avait entendus dans sa nouvelle Orléans natale. Il fut le premier pianiste américain à connaître une reconnaissance internationale, mais sa mort prématurée contribua à le mettre relativement dans l’ombre. Les plus représentatives de la musique américaine de la première heure furent les compositions d’Edward Mac Dowell, qui non seulement modela ses œuvres d’après les modèles européens mais résista aussi à l’étiquette de « compositeur américain ». Il fut capable de voir au-delà de la même notion qui entravait plusieurs écrivains américains de la première heure. Etre entièrement américain, pensa –t-il, c’était être provincial. Une musique classique typiquement américaine porta ses fruits quand des compositeurs comme Georges Gershwin et Aaron Copland incorporèrent des mélodies et des rythmes du pays dans des formes empruntées à l’Europe. Gershwin avec sa « rhapsodie en bleu » et son opéra Porgy et Bess fut influencé par le jazz et les chansons folkloriques afro-américaines. Une grande partie de ses compositions étaient ainsi délibérément urbaines. L’ouverture de son « Un américain à Paris » par exemple, reproduit les klaxons de taxi.

Comme Harold Schonberg l’a écrit dans la vie des grands compositeurs, Copland « contribua à briser la mainmise de la domination allemande sur la musique américaine ». Il étudia à Paris où il fut encouragé à s’écarter de la tradition et à donner libre cours à son intérêt pour le jazz.

Outre des symphonies, des concertos et un opéra, il composa des partitions pour plusieurs films. Il est mieux connu, cependant, pour ses partitions de ballets qui sont devenues des chansons folkloriques, parmi elles « Billy le Kid », « Rodéo » et la source des Appalaches.

Un autre américain original fut Charles Ives qui combina des éléments de la musique classique populaire à une dissonance rude. « Je trouvai que je ne pouvais faire quelque chose d’autre ». Sa musique caractéristique fut rarement jouée de son vivant, mais Ives est maintenant reconnu comme un innovateur qui anticipa les développements de la musique du 20è siècle. Les compositeurs qui suivirent à Ives firent l’expérience des gammes de 12 tons, le minimalisme et d’autres innovations que les amateurs de concerts trouvèrent aliénants.

Au cours des dernières décennies du XX è siècle, il y a eu une tendance au retour vers une musique qui plait à la fois au compositeur et à l’auditeur, un développement qui peut être relié au statut incertain de l’orchestre symphonique en Amérique. Contrairement à l’Europe où il est courant pour les gouvernements de souscrire leurs orchestres et leurs compagnies d’opéra, les arts en Amérique reçoivent relativement peu de soutien public. Pour survivre, les orchestres symphoniques dépendent largement de philanthropie et d’entrées payantes.

Quelques chefs d’orchestre ont trouvé un moyen de garder les auditoires des principaux courants heureux tout en proposant une nouvelle musique au public. Plutôt que de mettre à l’écart les nouveaux morceaux, ces chefs les programment avec le traditionnel régime. Entre temps ; l’opéra, ancien ou nouveau est devenu florissant. Etant tellement cher à monter, cependant, l’opéra dépend fortement de la générosité de donateurs privés ou constitués en corps.

La danse

Etroitement lié au développement de la musique américaine, le début du XXè siècle vit l’émergence d’une nouvelle forme d’art , typiquement américain, la danse moderne. Parmi les premiers innovateurs se distingua Isadora Duncan qui mit l’accent sur le mouvement pur, non structuré à la place des positions du ballet classique.

La ligne principale de développement, cependant, découle de la compagnie de danse de Ruth St Denis et de son époux et associé Ted Shawn. Son élève Doris Humphrey chercha inspiration au dehors, vers la société et le conflit humain. Une autre élève de St Denis, Martha Graham dont la compagnie basée à New York devint peut être la plus connue de la danse moderne, chercha à exprimer une passion venue du for intérieur. Plusieurs des œuvres les plus populaires de Graham furent produites en collaboration avec de grands compositeurs américains, dont par exemple. «Source des Appalaches » avec Aaron Copland.

Plus tard des chorégraphes cherchèrent de nouvelles méthodes d’expression. Merce Cunningham introduisit l’improvisation et le mouvement au hasard dans les exécutions. Alvin Ailey incorpora des éléments de la danse africaine et la musique noire dans ses œuvres. Récemment des chorégraphes comme Mark Morris et Liz Leman ont défié la convention selon laquelle les danseurs devaient être minces et jeunes. Leur conviction mise en action lors de leurs répétitions libres, leurs représentations démontrent qu’un mouvement gracieux et palpitant n’est pas restreint par l’âge et le type de corps.

Au début du XX è siècle les spectateurs américains furent initiés au ballet classique par des troupes de danseurs européens en tournée. Les premières troupes de ballet américaines furent fondées dans les années 1930, quand des danseurs et des chorégraphes firent équipe avec des amateurs de ballet visionnaires comme Lincoln Kirstein. Kirstein invita le chorégraphe russe George Balanchine aux Etats-Unis en 1933 et fonda le Ballet de la ville de New York en 1948. Le directeur de ballet et agent publicitaire Richard Pleasant fonda la seconde importante organisation de ballet en Amérique en 1940, le Théâtre de ballet américain avec la danseuse et mécène Lucia Chase.

Paradoxalement les directeurs américains de naissance comme Pleasant inclurent des classiques russes dans leurs répertoires, pendant que Belanchine annonça que sa nouvelle compagnie américaine fut confirmée dans une musique distinguée et de nouvelles œuvres dans l’idiome classique, et non plus dans le répertoire standard du passé. Dès lors, la scène du ballet américain fut un mélange de renouvellements classiques et d’œuvres originales chorégraphiés par d’anciens talentueux danseurs comme Jérôme Robbins, Robert Joffrey, Eliot Feld, Arthur Mitchell et Mikhail Baryshnikov

L’architecture

La contribution manifeste des Etats-Unis d’Amérique dans l’architecture est le gratte-ciel dont les lignes audacieuses et dynamiques ont fait de lui le symbole de l’énergie capitaliste. Rendu possible par les nouvelles techniques de construction et l’invention de l’ascenseur, le premier gratte-ciel se dressa à Chicago en 1884.

Plusieurs des plus gracieuses premières tours furent dessinées par Louis Sullivan, le premier grand architecte moderne des Etats-Unis. Son plus talentueux élève fut Frank Lloyd Wright qui passa une grande partie de sa carrière à concevoir des résidences privées avec des mobiliers assortis et une utilisation généreuse de l’espace vert. Une de ses plus célèbres constructions, cependant, est une construction publique : le Musée Guggenheim de la ville de New York.

Des architectes européens qui émigrent aux Etats-Unis avant la seconde guerre mondiale lancèrent ce qui devint un mouvement dominant en architecture, le style international. Les plus influents de ces immigrants furent sans aucun doute Ludwig Mies van der Rohe et Walter Gropius tous deux anciens directeurs de la célèbre école de création dl’Allemagne, les Bauhaus. Basées sur des formes géométriques, les constructions dans leur style ont été à la fois célébrées en tant que monuments dédiés à la vie de la société américaine et rejetées comme « boîtes de verre ». En réaction, les plus jeunes architectes américains comme Michael Graves ont rejeté l’apparence austère, tel des boîtes en faveur de constructions « postmodernes » aux contours frappants et à la décoration audacieuse qui fait allusion aux styles historiques en architecture.

Les arts visuels

La plus célèbre école de peinture américaine, l’école de l’Hudson River, fut créée en 1820. Comme pour la musique et la littérature, le développement de cet art fut reporté jusqu’à ce que les artistes s’aperçurent que le Nouveau Monde offrait des sujets uniques en eux-mêmes, l’expansion en direction de l’Ouest et sa colonisation attira l’attention des peintres sur la beauté transcendante des paysages de frontaliers.

La franchise et la simplicité de vision des peintres de l’Hudson River influencèrent plus tard des artistes comme Winslow Homer qui décrivit l’Amérique rurale, la mer, les montagnes et les habitants du voisinage. La vie citadine de la classe moyenne trouve son peintre en Thomas Eakins un réaliste intransigeant dont l’honnêteté résolu tranche sur le penchant apparent pour le sentimentalisme romantique.

La polémique devint bientôt un mode de vie pour les artistes américains. En fait, depuis 1900, un grand nombre de peintures et sculptures américaines ont été une série de révoltes contre la tradition « En direction de l’enfer avec les valeurs artistiques », annonça Robert Henri. Il fut le chef de file de ce que les critiques appelèrent l’école de peinture « ash-can » (boîte à cendre), au vu des tableaux du groupe décrivant les aspects sordides de la vie citadine. Bientôt les artistes « ash-can » cédèrent la voie aux modernistes venus d’Europe, aux cubistes et aux peintres abstraits promus par le photographe Alfred Stieglitz dans sa galerie 291 dans la ville de New York.

Dans les années qui suivirent la seconde guerre mondiale, un groupe de jeunes artistes New Yorkais forma le premier mouvement « américain de naissance » pour exercer une influence majeure sur les artistes étrangers : l’expressionnisme abstrait. Parmi les chefs de fil du mouvement de trouvèrent Jackson Pollock, Willem de Kooning et Mark Rothko. Les expressionnistes abstraits abandonnèrent la composition formelle et la représentation d’objets réels pour se concentrer sur les arrangements instinctuels d’espace et de couleur et démontrer les effets de l’action physique de peintre sur la toile ;

Les membres de la génération artistique suivante accorda une préférence pour une forme différente d’abstraction : œuvres de moyens d’expression mélangés. Parmi eux se trouvèrent Robert Rauschenberg et Jasper Johns qui utilisèrent des photos, du papier journal et écartèrent les objets de leurs compositions. Les artistes pop comme Andy Warhol, Larry Rivers et Roy Lichtenstein reproduirent avec un soin satirique les objets et les images quotidiens de la culture populaire américaine, les bouteilles de coca-cola, les boîtes à soupe, les bandes dessinés…

Aujourd’hui les artistes américains tendent à ne pas se limiter aux écoles, aux styles et au moyen d’expression unique. Une œuvre d’art pourrait être un spectacle sur scène ou un manifeste manuscrit, il pourrait être une ébauche massive taillée dans un désert de l’Ouest ou un arrangement sévère de panneaux de marbre où sont inscrits les noms des soldats américains morts au Vietnam.

La plus influente contribution américaine dans l’art du XXème siècle dans le monde est le badinage moqueur, un sentiment que le premier dessein d’une œuvre nouvelle est de se joindre au débat continu sur la définition de l’art lui-même.

La littérature

Un grand nombre d’écrits américains de la première heure est un dérivé : des formes et des styles européens transférés vers de nouvelles localités. Par exemple, Wieland et d’autres romans de Charles Brockden Brown sont d’énergiques imitations des romans Gothiques écrits alors en Angleterre. Même les contes bien ouvragés de Washington Irving, notamment « Rip Van Winkle » et « la légende du Creux Endormi » semblent confortablement européens malgré leurs cadres Nouveau Monde. Le premier écrivain américain à produire avec audace une nouvelle fiction et une nouvelle poésie fut peut-être Allan Poe. En 1835, Poe commença à écrire des nouvelles, dont « le masque de la mort rouge, » « la fosse et le pendule », « la Décadence de la maison Usher et « les meurtres de la Rue Morgue », qui explorent des traits de psychologie humaine cachés auparavant et qui poussent les frontières de la fiction vers le mystère et le fantasque.

Entre temps en 1837, le jeune Nathaniel Hawthorne rassembla quelques unes de ses histoires dans « Contes dits deux fois », un volume riche en symbolisme et en incidents occultes, Hawthorne continua à écrire des « romances » longues, des romans quasi allégoriques, qui explorent des thèmes comme la culpabilité, la fierté et la répression émotionnelle dans sa Nouvelle Angleterre natale. Son chef d’œuvre « la lettre écarlate »est le drame rigide d’une femme exclue de sa communauté pour avoir commis un adultère.

La fiction d’Hawthorne eut un profond impact sur son ami Herman Melville qui en premier se fit un nom en transformant ses matériels de navigation en mer en romans exotiques. Inspiré par l’exemple d’Hawthorne, Melville s’en alla écrire des romans riches en spéculation philosophique. Dans « Moby Dick », un aventureux chasse à la baleine véhicule des thèmes comme l’obsession, la nature du mal, et le combat de l’homme contre les éléments. Dans une autre œuvre d’art, le court roman « Billy Budd », Melville dramatise les exigences conflictuelles du devoir et de la compassion. Ses livres se vendirent médiocrement et il avait été longtemps oublié jusqu’au moment de sa mort. Il fut redécouvert dans les toutes premières décennies du XXe siècle.

En 1836, Ralph Waldo Emerson, un ex-ministre publia une œuvre de fiction surprenante appelée Nature, dans laquelle il soutint qu’il était possible de se passer de religion organisée et d’atteindre un état de spiritualité élevé en étudiant le monde à l’état naturel et en répondant à son appel. Son œuvre influença non seulement les écrivains qui se rassemblaient autour de lui, formant un mouvement connu sous le nom de transcendantalisme, mais aussi le public qui l’écoutait faire des conférences.

Le plus doué des amis Emerson fut Henry David Thoreau, penseur et non-conformiste résolu. Après avoir vécu la plupart du temps seul pendant deux ans dans une cabane près d’un étang boisé, Thoreau écrivit « Walden », un mémoire de la longueur d’un livre, qui encourage fortement à résister aux ordres touchent à tout de la société organisée. Ses écrits radicaux expriment une tendance profonde à l’individualisme du personnage Américain.

Mark Twain (nom de plume de Samuel Clemens) fut le premier grand écrivain américain à être né loin de la Côte Est, dans l’Etat frontière du Missouri. Parmi ses chefs d’œuvres, on peut citer : le mémoire « Vie sur Mississipi » et le roman « Aventures d’Huckleberry Finn ». Le style de Twain influencé par le journalisme, marié aux langues vernaculaires du pays, direct et sans ornement mais aussi fortement évocatif et irrévérencieusement drôle, changea la façon dont les Américains écrivent leur langue. Ses personnages parlent comme des personnes réelles et se font entendre comme des gens typiquement américains, usant de dialectes locaux, des mots nouvellement inventés et d’accents régionaux.

Henry James affronta le dilemme Vieux Monde- Nouveau Monde en écrivant directement des œuvres sur ce sujet .Bien que né à New York, il passa le plus clair de ses années d’adulte en Angleterre. Plusieurs de ses romans sont centrés sur des Américains qui résident ou voyagent en Europe. Avec ses phrases compliquées de grande qualité et sa dissection de la nuance émotionnelle, la fiction de James peut être intimidante. Parmi ses œuvres plus accessibles se trouvent les nouvelles : « Daisy Miller », parlant d’une ravissante petite fille américaine vivant en Europe, et « le Tour de Vis », une énigmatique histoire de fantôme.

Les deux plus grands poètes des Etats-Unis du XIX siècle avaient pu à peine être différents en tempérament et en style. Walt Whitman fut un homme de travail, un voyageur, qui a pris sur lui d’être infirmier durant la guerre civile américaine, et un innovateur poétique. Son chef d’œuvre fut « Brins d’herbes », dans lequel il se sert de strophes coulant librement et de vers de longueur irrégulière pour décrire le caractère de la démocratie américaine. Prenant ce motif une étape plus loin, le poète donne la gamme étendue de l’expérience américaine comme l’équivalent de sa propre personne et s’arrange pour ne pas résonner comme un égoïste grossier. Par exemple, dans « chanson de moi- même », un long poème de Brins d’herbe, Whitman écrit : « ce sont

Vraiment les pensées de tous hommes de tous âges et de tous pays, ils ne sont pas original à mes yeux »

Whitman fut aussi un poète du corps, « le corps électrique » comme il l’appela. Dans « Etudes de la littérature américaine classique », le romancier anglais Lawrence écrivit que Whitman « fut le premier à démolir la vieille conception morale selon laquelle l’âme humaine est quelque chose de « supérieur » et « au dessus » de la chair.

Emily Dickinson, de l’autre côté, vécut la vie protégée d’une femme célibataire dans une petite ville du Massachusetts. A l’intérieur de sa structure formelle, sa poésie est ingénieuse, pleine d’esprit, délicatement ouvragée et psychologiquement pénétrante. Son œuvre fut non-conformiste pour son époque et fut peu publiée de son vivant.

Plusieurs de ses poèmes insistent sur la mort, souvent avec un tour malicieux. « parce que je ne pouvais pas m’arrêter pour la mort », commence l’un, « elle s’arrêta gentiment pour moi ». L’ouverture d’un autre poème de Dickinson joue avec sa position de femme au sein d’une société dominée par le sexe masculin et de poète non reconnu. « Je ne suis personne !qui êtes vous ? Etes vous personne aussi ? »

Au début du XXè siècle, les romanciers américains étendirent le spectre social de la fiction pour envelopper le haut et le bas de la vie. Dans ses histoires et ses romans, Edith Wharton scruta la haute société, société du littoral Est au sein de laquelle elle avait grandi. Un de ses plus beaux livres, « l’Age de l’innocence », se concentre sur un homme qui choisit d’épouser une femme acceptable du point de vue social, conventionnelle plutôt qu’une étrangère fascinante.

Environ au même moment, Stephen Crane plus connu pour son roman sur la guerre civile « l’insigne rouge du courage » décrivit la vie des prostituées de la ville de New York dans « Maggie : une fille des rues ». Et dans « Sœur Carrie », Theodore Dreiser fit le portrait d’une fille de la compagne qui va s’installer à Chicago pour devenir une femme entretenue. Une expérimentation dans le style et la forme rejoignit bientôt la nouvelle liberté dans le sujet. En 1909 Gertrude Stein alors expatriée à Paris publia « Trois vies », oeuvre de fiction innovatrice influencée par sa familiarité avec le cubisme, le jazz et d’autres mouvements dans l’art et la musique contemporains.

Le poète Ezra Pound était né dans le Idaho mais passa une grande partie de sa vie d’adulte en Europe. Son œuvre est complexe, quelque fois obscure, avec de multiples références aux autres formes d’art et au large éventail de littérature, à la fois occidentale et orientale. Il influença beaucoup d’autres poètes, notamment Eliot, un autre expatrié. Eliot écrivit une poésie stricte, cérébrale portée sur une structure dense de symboles. Dans « la Terre Inculte » il fit passer une vision tout en noir de l’après première guerre mondiale par des fragments d’images hantées. Comme la poésie de Pound, celle d’Eliot pouvait être hautement allusive, et quelques éditions de « la Terre Inculte » s’accompagnent de notes de bas de pages fournies par le poète. Eliot gagna le Prix Nobel de Littérature en 1948.

Les écrivains américains expriment aussi la désillusion persistant après la guerre. Les histoires et les romans de Scott Fitzgerald saisissent l’humeur provocatrice, affamée de plaisirs et agitée des années 1920. Le thème dans « le grand gastby » est la tendance des rêves dorés de jeunesse à se dissoudre dans l’échec et la déception.

Ernest Hemingway vit la violence et la mort en premier lieu en tant que conducteur d’ambulance durant la première guerre mondiale, et le carnage insensé le convainquit que le langage abstrait était principalement vide et trompeur. Il supprima les mots inutiles de ses écrits, simplifia la structure des phrases et se concentra sur les objets et les actions concrets. Il adhéra au code moral qui mettait l’accent sur le courage sous pression, et ses protagonistes étaient des hommes silencieux et forts qui souvent se comportaient maladroitement avec les femmes. « Le soleil se lève aussi » et « l’adieu aux armes » sont généralement considérés comme ses meilleurs romans, il gagne le Prix Nobel de littérature en 1954.

En plus de la fiction, les années 1920 furent une riche époque pour le théâtre. Il n’y eut pas d’importants auteurs dramatiques jusqu’à ce que Eugene O’Neill commença à écrire ses pièces. Lauréat du Prix Nobel de littérature en 1936, O’Neill se rapprocha de la mythologie classique, de la Bible et de la nouvelle science de la psychologie pour explorer la vie intime. Il écrivit avec franchise sur le sexe et les querelles familiales, mais sa préoccupation fut la quête de l’individu et de l’identité. Une de ses plus grandes œuvres fut « voyage au cœur de la nuit par une longue journée », une pièce dramatique poignante, largement basée sur l’histoire de sa propre famille.

Un autre dramaturge américain original de manière frappante fut Tennessee Williams, qui exprima son héritage sudiste dans des pièces poétiques et pourtant sensationnelles, souvent au sujet d’une femme sensible prise au piège dans un environnement brutal. Plusieurs de ses pièces ont été adaptées à l’écran, dont « un tramway nommé désir » et « chat sur un toit de tôle brûlant »

5 ans avant Hemingway, un autre romancier fut le Lauréat du Prix Nobel : William Faulkner. Faulkner s’arrangea pour cerner un très large éventail de genre humain à Yoknapatawpha, un conte de Mississipi, de sa propre invention. Il rattrapa les errances inédites en apparence de ses personnages afin de représenter leurs états intimes – une technique appelée « flux de sentiment intime » (en réalité, ces passages sont soigneusement agencés avec astuce, et leur semblant d’aventures est une illusion) il mêla aussi confusément les séquences de temps pour montrer comment le passé – en particulier de l’époque de la détention d’esclaves dans le Sud- persiste dans le présent. Parmi ses grandes œuvres, on distingue « le son et la furie », « Absalom, Descends, Moïse et les Invaincus ».

Faulkner fut une partie de la renaissance littéraire sudiste qui inclua aussi des figures comme Truman Capote et Flannery O’Connor. Bien que Capote écrivit des nouvelles et des romans, de fiction et de non fiction son chef d’œuvre fut « De Sang Froid »

D’autres praticiens du « roman de non fiction » sont Norman Mailer qui écrivit sur une marche contre la guerre sur la Pentagone dans « Armée de la nuit », et Tom Wolf qui écrivit sur les astronautes américains dans « Les gens qu’il faut ».

Flannery O’Connor était catholique –et de ce fait une étrangère dans le Sud profondément Protestant au sein duquel elle grandit. Ses personnages sont des fondamentalistes protestants obsédés à la fois par Dieu et par Satan. Elle est plus connue pour ses nouvelles tragi-comiques.

Les années 1920 virent la naissance d’une communauté d’artistes noirs à Harlem dans le voisinage de la ville de New York. La période appelée Renaissance d’Harlem produisit des poètes talentueux comme Langston Hughes, Countee Cullen et Claude McKay. La romancière Zora Neale Hurston combina un don pour la narration avec l’étude de l’anthropologie pour écrire des histoires vivantes tirées de la tradition orale afro-américaine. A travers des livres comme le roman « Leurs regards s’attachent à Dieu sur la vie les mariages d’une afro-américaine au teint clair »- Hurston influença plus tard une génération de femmes noires romancières.

Après la seconde guerre mondiale, une nouvelle réceptivité aux voix diverses amena les écrivains noirs dans l’axe de la littérature américaine. James Baldwin exprima son dédain pour le racisme et sa célébration de la sexualité dans « la chambre de Giovanni ». Dans « l’homme invisible », Ralph Ellison lia la condition des afro-américains dont la race peut les rendre presque invisible à la culture blanche de la majorité, avec le thème plus vaste de la quête humaine de l’identité dans le monde moderne.

Dans les années 1950, la côte Ouest donna naissance à un mouvement littéraire, la poésie et la fiction de la « generation beat » nom donné en référence simultanément au rythme de la musique jazz, au sentiment que la société de l’après guerre se consumait, et à un intérêt dans les nouvelles formes d’expérience vécues par la prise de drogue, d’alcool et à travers le mysticisme oriental. Le poète Allen Gilsberg lança le temps de la protestation sociale et de l’extase visionnaire dans « Hurlement » une œuvre whitmanesque qui débute par cette ligne de puissance : « je voyais les meilleurs esprits de ma génération détruits par la folie » Jack Kerouac célébra le style de vie hédoniste et insouciant du Beat dans son roman épisodique « sur la route De Irving » et Hawthorne jusqu’à ce jour, la nouvelle a été d’une forme américaine prisée. L’un de ses maîtres du XX siècle fut John Cheever qui apporta pourtant une autre facette de la vie américaine dans le domaine de la littérature : les riches banlieues qui se sont développées autour des plus grandes villes. Cheever fut longtemps associé au le New Yorkais, un Magazine noté pour son esprit et sa sophistication.

Bien que le repérage de tendances dans une littérature encore en voie d’écriture peut être dangereux, la récente émergence de la fiction dans les membres de groupes minoritaire a été frappante. Voici quelques exemples, l’écrivain d’origine américaine Leslie Marmon Silko utilise la langue parlée et des histoires traditionnelles pour façonner des poèmes lyriques et obsédants comme dans « la lumière d’orage froide ». Amy Tan, d’origine chinoise a écrit les premiers combats de ses parents en Californie dans « le club de la chance et de la joie ». Oscar Hijuelos, un écrivain aux racines cubaines gagna le prix Pulitzer 1991 pour son roman « les rois du Mambo jouent des chansons d’amour ». Dans une série de romans débutants avec « la propre histoire d’un garçon », Edmund White a saisi l’angoisse et la comédie d’homosexuel en cours de croissance en Amérique. Enfin, des afro-américaines ont produit quelques unes des plus puissantes fictions des récentes décennies. L’une d’elles, Toni Morrison, auteur de « bien-aimé » et d’autres œuvres, gagna le prix Nobel de littérature en 1993, elle fut la seconde américaine a être si honorée.



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