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Etats-Unis : une économie florissante qui domine le monde

Avec un produit intérieur brut (PIB) de 9 837 milliards de dollars en 2000, les États-Unis constituent la première puissance économique mondiale. Un PIB par habitant très élevé, soit 34 940 dollars, les classe parmi les pays les plus riches de la planète.
Toutefois, il ne faut pas oublier qu’au sein de ce pays très riche, plus de 13 % de la population atteignent ou vivent en dessous du seuil de pauvreté en 1997.

En 2002, les États-Unis comptaient environ 148,3 millions d’actifs. Le secteur tertiaire est aujourd’hui très prépondérant, en liaison avec le développement des activités des services publics (administration) et privés (banques, assurances) et du secteur « quaternaire » (la technologie de pointe, les recherches). L’économie américaine connait, depuis plusieurs décennies, une tertiarisation croissante de ses activités. En 1995, 73,3 % de la population active était employée dans les activités de services : fonction publique, services administratifs et financiers des entreprises, défense, recherches, commerces et grandes distributions, transports et communications, tourisme et loisirs, banques, culture, activités juridiques et paramédicales, services à domiciles, etc. En 2001, 75% du PIB étaient réalisés par le secteur tertiaire. Les États-Unis sont en effet le premier exportateur mondial de services.

Avec la fleurissement de ce secteur, les Etats-Unis présentent un taux de chômage relativement faible par rapport à l’Europe (5,8 % en 2002 et 4,3 % en 1998, soit le taux le plus bas depuis 1970). Mais le marché du travail y est marqué par une flexibilité croissante et par la précarité de l’emploi.

Beaucoup de facteurs concourent pour faire prospérer l’économie américaine. Premièrement, les États-Unis sont le pays du libéralisme économique et du capitalisme. Les principes de la libéralisation de la concurrence, de l’économie de marché et la libre entreprise sont les moteurs de cette économie. Sa puissance repose à la fois sur un vaste marché intérieur et sur une internationalisation très poussée, grâce aux investissements massifs des grandes multinationales américaines qui ont des filiales à l’étranger.

Les intérêts des États-Unis sont présents sur tous les continents. Les grandes firmes américaines ont mainmise sur la plupart des ressources agricoles et minières des pays du tiers-monde. Elles s’occupent de l’exploitation du pétrole, du fer, de la bauxite et du cuivre des pays à fort potentiel minier du continent africain. Elles tirent aussi profit de la production bananière au Guatemala, de l’exploitation du fer et du manganèse au Brésil, et contrôlent une partie des industries du Mexique, depuis la mise en place des maquiladoras. Dans les pays industrialisés (Europe, Canada), les investissements américains concernent surtout les industries manufacturières. À l’inverse, le marché intérieur américain est largement ouvert aux importations et aux investissements étrangers (Japon, Grande-Bretagne, Chine).

La force de l’économie américaine, aujourd’hui, ne repose pas seulement sur son internationalisation, mais aussi sur sa suprématie technologique. Celle-ci est fondée sur l’importance des crédits consacrés à la recherche-développement (2,5 % du PIB en 1996) et sur le travail de quelque 5 millions de chercheurs et d’ingénieurs. Cet effort est partagé entre un réseau d’universités prestigieuses et des firmes industrielles qui travaillent en étroite collaboration. Pays de prix Nobel, les États-Unis attirent des chercheurs du monde entier, c’est le phénomène de « Brain Drain ». Le secteur « quaternaire », qui regroupe les travailleurs les plus qualifiés (chercheurs, ingénieurs), emploie désormais plus de personnes que l’agriculture.

Stimulée par la politique du New Deal puis par l’effort de guerre, l’économie américaine a su aussi profiter de la seconde guerre mondiale à l’issue de laquelle les USA sont devenus la première puissance économique mondiale. La production industrielle double en quinze ans. Les firmes multinationales américaines conquièrent des positions clés en Europe et en Amérique latine tandis que les services (banques, assurances, commerce, administration) connaissent un développement exceptionnel. A l’heure actuelle, l’économie américaine reste parmi les plus florissantes au monde malgré la stagnation qu’elle a connue. Aux pertes de croissance s’ajoute le déficit budgétaire qui provoquent le déficit de la balance de paiement et de la balance commerciale. Les Etats-Unis sont considérés même aujourd’hui comme les premiers débiteurs au monde.

Le tissu économique des Etats-Unis est formé par les PME qui constituent un élément important. Elles sont très nombreuses notamment dans le domaine des services et dans celui de la sous-traitance.

Par contre, une grande partie de la population active travaille dans des firmes employant plus de 100 personnes et qui rassemblent plus de 40% des salariés. La concentration est très importante aux Etats-Unis, surtout dans le domaine de l’industrie et de la finance. Cette concentration a tendance à provoquer une situation d’oligopole avec toutes les conséquences humaines et sociales qu’elle peut engendrer comme le licenciement massif ou downsizing. Ces conséquences négatives sont de plus en plus dénoncées par le gouvernement fédéral d’où les nombreuses lois antitrust visant à éviter une concentration excessive pouvant conduire à l’établissement d’un monopole.

L’Etat fédéral joue un rôle plus ou moins important dans l’économie américaine.

Depuis le New Deal, les autorités fédérales ont multiplié et diversifié ses interventions. Les démocrates sont, dans ce domaine, plus interventionnistes que les républicains. Ces derniers sont favorables au programme de « moins d’État, moins d’impôts », à la déréglementation administrative et au désengagement public.

Dans sa politique conjoncturelle, l’État fédéral s’efforce de maîtriser l’inflation par le contrôle des prix, des salaires, et par des taux d’intérêts élevés, ou encore de soutenir l’activité économique par des allégements d’impôts afin de relancer la consommation. Il aide également l’agriculture et finance, par ses commandes, l’entreprise industrielle privée.

Dans le domaine social, la fin de la XXe siècle est marquée par la diminution de l’intervention de l’Etat fédérale dans le domaine social. En août 1996, une réforme signée par Bill Clinton renonce à l’ambition de l’Etat fédéral de corriger les inégalités induites par l’économie de marché et un capitalisme sauvage.

Dans l’économie américaine très penchée vers le secteur tertiaire, l’agriculture reste toujours un pilier majeur. Les conditions naturelles très favorables font que le secteur agricole américain soit la première du monde. Les États-Unis sont les premiers exportateurs mondiaux de produits agricoles. Bien équipée, l’agriculture américaine est intégrée au grand capitalisme. Elle est caractérisée par de vastes exploitations agro-industrielles. Ces exploitations géantes, ou corporate farming (jusqu’à 2 000 ha), sont contrôlées souvent par des conglomérats. Elles assurent plus de 80 % de la production et des ventes. L’agriculture américaine s’est longtemps caractérisée par la spécialisation de vastes régions agricoles dans une monoculture spécialisée, les Belts ou «ceintures», remplacées aujourd’hui par des régions agricoles aux cultures plus diversifiées.

Grâce à l’abondance des ressources minières (pétrole, gaz naturel, charbon, uranium,...), le secteur minier tient aussi une place importante dans l’économie américaine

Sur le plan industriel, les États-Unis ont la plus forte production industrielle mondiale et en assurent encore 20% du volume total. Les points forts de cette production indistrielle sont sa grande diversité, une capacité d’innovation remarquable, et son avance technologique. De nombreuses industries américaines occupent la première place de leurs domaines respectifs ; le pétrole (Exxon Mobil, Texaco), l’automobile (General Motors, Ford Motors, Chrysler), les constructions aéronautiques (Lockheed Martin, United Technologies, Boeing), les biens de consommations (Philip Morris, Coca-Cola), la chimie-pharmacie (DuPont de Nemours, Dow Chemical) ou encore l’informatique (IBM, HP, Apple, Microsoft).



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