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Exportation de la culture populaire

Mickey Mouse, Babe Ruth, Comédie loufoque, GI Joe, le Blues, les Simpson, Michael Jackson, « autant en emporte le vent », le Dream team, Indiana Jones, ces noms, genres et expressions en rapport avec les sports et les divertissements américains ont rejoint des produits américains plus tangibles en voyage autour du globe. Pour le meilleur ou pour le pire, beaucoup de Nations ont maintenant deux cultures ; leur culture indigène et celle englobant comprenant les sports, le cinéma, les émissions de télévision et la musique dont l’énergie et l’attrait basé sur l’envergure facilement indentifiables comme américains.

Le Baseball

Le sport qui évoque la nostalgie pour les américains plus qu’aucun autre est le baseball. Beaucoup de gens jouent au baseball dès l’enfance (ou pratiquent son proche parent, le softball) . C’est ainsi que ce sport est devenu pour tous le passe temps national ». C’est également un sport démocratique. Contrairement au football et au basket ball, le baseball peut être joué par des gens de taille et de poids moyens. L’origine du baseball remonta avant la guerre civile américaine : le rounders (= balle au camp), un jeu simple pratiqué sur des terrains de sable. Les premiers champions du jeu le mirent au point de fort belle manière afin d’inclure le genre d’aptitudes et de jugement mental qui rendirent le cricket respectable en Angleterre. En particulier, les points marqués et les records enregistrés donnent du sérieux au baseball. « Aujourd’hui », note John Thorn dans l’encyclopédie du baseball, « le baseball sans records est inconcevable ». Davantage d’américains savent, sans aucun doute, que les 61 courses au but de Roger Maris en 1961 battirent le record de 60 en 1927 de Babe Ruth que ceux qui savent que les 525 votes du collège électoral pour le Président Ronald Reagan en 1984 battirent le record de 523 du Président Franklin Roosevelt en 1936.

La première ligue de baseball professionnel naqui en 1871. Dès le début du 20è siècle, les plus grandes villes de l’Est des Etats-Unis eurent une équipe de baseball professionnel. Les équipes étaient divisées en deux ligues, la nationale et l’américaine. Pendant la saison régulière, une équipe jouait seulement contre d’autres équipes au sein de sa ligue. L’équipe victorieuse de chaque ligue fut dite gagnante du « pennant », les deux gagnantes de pennant se rencontraient après la fin de la saison régulière dans la série monde. La gagnante d’au moins 4 jeux (sur un possible nombre de 7) était sacrée championne de l’année. Cette disposition tient encore de nos jours, bien que les ligues soient maintenant subdivisées et que les pennants soient décidés dans les séries de matchs de barrage de l’après saison entre les gagnants de chaque division.

Le baseball atteignit son apogée dans les années 1920, quand Babe Ruth mena les New York Yankees vers plusieurs titres de Série Monde et devint un héros national consacré par la solidité de ses courses au but (des balles qui ne peuvent être jouées car elles ont été frappées en dehors du terrain) Au cours des décennies, chaque équipe a eu ses grands joueurs. L’un des plus remarquables fut Jackie Robinson des Brooklyn Dodgers, un athlète talentueux et courageux qui devint le premier afro-américain à jouer dans les grandes ligues en 1947 (avant Robinson, les joueurs noirs avaient été réduits à rester dans la ligue des noirs)

Démarrant dans les années 1950, le baseball étendit son champ géographique. Les villes de l’Ouest recrutèrent les membres de leurs équipes soit en les appâtant pour qu’ils quittent leurs villes de l’Est ou bien en formant des soit disantes équipes élargies avec des joueurs libérés par des équipes bien établies. Jusque dans les années 1970, pour cause de contrats stricts, les propriétaires d’équipes de baseball possédèrent aussi virtuellement les joueurs ; dès lors les règles ont changé si bien que les joueurs sont libres, dans certaines limites, de vendre leurs services à n’importe quelle équipe. Les résultats ont été les guerres des enchères et des vedettes payées en millions de dollars par an. Des querelles entre l’union des joueurs et les propriétaires ont, par moment, interrompu les matches de baseball des mois durant. Si le baseball est à la fois un sport et une affaire, à la fin du 20è siècle beaucoup de fanatiques mécontents considèrent le côté affaire comme le côté dominant.

Le baseball devint populaire au Japon après que les soldats américains l’eussent introduit durant l’occupation suivant la seconde guerre mondiale. Dans les années 1990, un joueur japonais, Hideo Nomo, devint un lanceur vedette des Los Angeles Dodgers. Le baseball est aussi joué largement au Cuba et dans d’autres Etats des Caraïbes. Les olympiques de 1996 furent la mesure de l’attrait du baseball en dehors des Etats-Unis : le match pour la médaille d’or opposa le Japon au Cuba (Cuba l’emporta)

Le basket ball

Un autre sport américain qui a bien voyagé est le basket ball, joué maintenant par plus de 250 millions de gens de par le monde de façon organisée, tout comme par d’innombrables autres lors de jeux « à partenaires de rencontre »

L’origine du basket ball remonte à 1891 quand un futur pasteur Presbytérien nommé James Nailsmith auquel fut assigné la fonction d’enseignant d’éducation physique dans une école de formation de l’Association Chrétienne de Jeunes Gens (YMCA) à Springfield dans le Massachusetts. On avait noté que la classe était turbulente et on demanda à Nailsmith d’inventer un nouveau jeu pour occuper les jeunes gens. Comme c’était l’hiver et qu’il faisait très froid dehors, on souhaitait un jeu qui pouvait être pratiqué en salle.

Nailsmith se remémora son enfance au Canada, où ses amis et lui avaient joué à « viser un rocher », qui consistait à essayer de détacher un grand morceau de rocher d’un gros bloc de pierre en lançant des morceaux de rocher plus petits dans sa direction. Il se rappela aussi avoir regardé des joueurs du rugby lancer un ballon dans une boîte dans un gymnase. Il eut l’idée de clouer des boites en hauteur dans lesquelles les joueurs pourraient essayer de lancer un ballon. Comme il ne trouva pas de boites, il utilisa des paniers à pêches. Selon Alexander Wolf dans son livre « année de cerceau », Nailsmith établit les règles du nouveau jeu en « environ une heure ». La plupart d’entre elles s’appliquent encore sous certaines formes aujourd’hui.

Le basket ball eut du succès car les diplômés de l’école de la YMCA voyagèrent énormément, parce que Nailsmith propagea les règles librement, et parce qu’un besoin en faveur d’un jeu simple se fit sentir, jeu qui pouvait être pratiqué en salle durant l’hiver. L’héritage de Nailsmith inclut le premier entraîneur de basket ball du grand collège Forrest « Phog » Allen qui joua pour Nailsmith à l’université du Kansas et continua à gagner 771 jeux en tant qu’entraîneur au Kansas lui-même. Parmi les joueurs vedettes d’Allen se trouvait Wilt Chamberlain qui devint une des premières super vedettes du basket ball professionnel ( en une seule soirée en 1962, il marqua un record de 100 points lors d’un jeu)

La première ligue de basket ball professionnel dut formée en 1898, les joueurs gagnaient 250 dollars pour des jeux à domicile et 125 dollars lors de déplacements. Même pas 100 ans plus tard, Juwan Howard, un joueur vedette des Washington Bullets (maintenant appelés Washington Wizards), eut des offres de plus de 100 millions de dollars pour 7 saisons de la part des Bullets et du Miami Heat.

Beaucoup d’équipes dans l’Association Nationale de Basket ball ont maintenant des joueurs étrangers qui rentrent chez eux pour représenter leurs pays d’origine durant les jeux olympiques. Le soit disant Dream Team (équipe de rêve) composé de joueurs vedettes du basket ball professionnel américains, a représenté les Etats-Unis aux récents Jeux olympiques.

Le cinéma

Le critique de film américain Pauline Kael donna en 1968 à son recueil de critiques le titre de « Kiss Kiss Bang Bang ». En guise d’explication, les mots provenant d’une affiche de cinéma italien, étaient « peut être la déclaration la plus brève que l’on puisse imaginer de l’attrait fondamental du cinéma ».certainement, ils résument l’énergie à l’état brut de plusieurs films américains.

Si les films ne sont pas une invention américaine, ils ont cependant été la contribution américaine prééminente au divertissement de par le monde. Au début des années 1900, beaucoup d’immigrants, en particulier des juifs, trouvèrent des emplois dans l’industrie de films américaine. Mis à l’écart d’autres métiers par le racisme, ils furent capables de réussir dans des affaires toutes neuves : les séances de films courts aux devantures des salles de cinéma appelées nickelodeons, d’après leur prix d’entrée de un nickel (500). Quelques années après, des hommes ambitieux comme Samuel Goldwyn, Carl Laemmle, adolph Zukor et les frères Warner, Harry Albert, s’étaient tournés vers l’aspect production de l’affaire. Bientôt ils furent à la tête d’une nouvelle sorte d’entreprise : le studio de cinéma.

Les plus importants studios étaient localisés à Hollywood, de Los Angeles en Californie. Avant la première guerre mondiale, le cinéma se fit dans plusieurs villes des Etats-Unis, mais les cinéastes gravitèrent en Californie du Sud quand l’industrie se développa. Ils furent attirés par le climat doux qui rendait possible les tournages en extérieur de long de l’année, et par la variété de vues disponibles.

D’autres cinéastes arrivèrent d’Europe après la première guerre mondiale : des metteurs en scène comme Ernest Lubitsch, Alfred Hitchcock, Frizt Lang, Jean Renoir, des acteurs comme Rudolph Valentino, Marlene Dietrich, Greta Garbo, Ronald Colman et Charles Boyer. Ils rejoignirent un contingent d’acteurs formés au pays (attirés à l’ouest en provenance de la scène de la ville de new York après l’introduction des films sonores). Lors du pic de popularité du milieu des années 1940, les studios lancèrent un total d’environ 400 films par an, regardés par un public de 90 millions d’américains par semaine.

Durant le soi disant âge d’or de Hollywood, dans les années 1930 et 1940, les films sortirent des studios d’Hollywood un peu comme les voitures sortirent des chaînes de montage d’Henry ford. Jamais 2 films ne furent exactement les mêmes, mais la plupart suivirent une formule : Western, comédie bouffonne, film noir, comédie musicale, dessins animés, biopic (film biographique). Pourtant chaque film était un peu différent et contrairement aux ouvriers qualifiés qui fabriquaient des voitures, beaucoup de ceux qui faisaient des films étaient artistes.

« en avoir ou pas » est célèbre non seulement pour le premier couple d’acteurs Humphery Bogart et Lauren Bacall mais aussi pour avoir été écrit par deux futurs lauréats du Prix Nobel de littérature : Ernest Hemingway, auteur du roman sur lequel le scénario fut basé et William Faulkner qui travailla sur l’adaptation à l’écran.

La réalisation de films était cependant encore une affaire, et des sociétés cinématographiques faisaient de l’argent en opérant sous le soit disant système de studio. Les plus importants studios assuraient les salaires de milliers de gens : des acteurs, des producteurs, des metteurs en scène, des auteurs, des cascadeurs, des ouvriers qualifiés et des techniciens. Ils possédaient des centaines de salles de cinéma dans les grandes et petites villes à travers le pays, salles qui projetaient leurs films et qui étaient toujours dans le besoin de matériel neuf. Ce qui est remarquable c’est combien de divertissements de qualité émergea d’un tel processus réglementé. L’unique raison pour que ceci soit possible est que, avec tant de films réalisés, tout un chacun ne pouvait jouer de l’argent sur un long métrage à budget moyen avec un bon scénario et des acteurs relativement peu connus. Citizen Kane mis en scène par Orson Welles et largement considéré comme le plus grand de tous les films américains, cadre avec cette description. Dans d’autres cas, des metteurs en scène volontaires comme Howard Hawks et Frank Capra combattirent les studios afin de réaliser leurs visions artistiques. L’apogée du système de studio a peut être été l’année 1939 qui vit la sortie de classiques comme « le sorcier de Oz », « autant en emporte le vent », « seules les anges ont des ailes », « ninotchka » et « minuit »

Le système de studio succomba à deux forces à la fin des années 1940 :

1- une action antitrust fédérale qui sépara la production de films de leur séance de projection, et

2- l’avènement de la télévision. Le nombre de films réalisés tomba brusquement, alors même que le budget moyen grimpait, parce qu’Hollywood voulut offrir aux publics le genre de spectacles qu’ils ne pouvaient voir à la télévision.

Ce syndrome de très grande portée a continué d’affecter Hollywood. Ajouté aux salaires qui montèrent en flèche pour les acteurs, chefs de studios et agents rédacteurs de contrats, cela signifie que les films sortis tendent à être soit d’énormes succès ou d’énormes fiascos, en fonction de leurs coûts énormes et du goût du public.

Les studio existent toujours, souvent en partenariat avec d’autres sociétés de presse, mais plusieurs d’entre les plus intéressants films américains sont maintenant des productions indépendantes. Les films de Woody Allen, par exemple, tombent dans cette catégorie. Les critiques les tiennent en haute estime et la plupart d’entre eux font du profit, mais depuis que les bons acteurs sont disposés à travailler avec Allen pour relativement peu d’argent, les films ne sont pas chers à réaliser. Ainsi si l’on arrive à subir une baisse de la cote de popularité, la perte n’est pas écrasante. Par contraste, un film mettant en vedette Tom Cruise ou Arnold Schwarzenegger débute typiquement avec un coût de 10 millions ou plus juste pour le cachet de la vedette. Avec de telles sommes en jeu les directeurs de studios d’Hollywood tendent à jouer serré.



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